D’une capacité installée de 10,5 MW, la centrale repose sur une technologie hydroélectrique au fil de l’eau et marque une étape importante dans la relance de l’électrification de cette partie du pays. Située dans le territoire de Gungu au Kwilu, la centrale hydroélectrique Kakobola, a été officiellement mise en service par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo le 23 mars dernier.
Lors de son séjour dans la région, le Président de la République a lancé le 26 mars, le réseau de distribution électrique destiné à plus de 9 000 ménages. Un « accomplissement historique » majeur qui répond aux grands défis de la province du Kwilu longtemps privée d’électricité : la relance de l’économie locale par la création d’unités de production, l’amélioration des services sociaux de base, la création d’opportunités d’emplois, la réduction des coûts énergétiques et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité.

Cette infrastructure de génie civile est le premier et l’unique barrage à être construit dans la province du Kwilu, dotée d’une puissance de 10,5 Mégawatts avec trois unités de 3,5 Mégawatts chacune.
Le projet comprend non seulement l’unité de production, mais aussi les lignes de transport, les sous-stations et les réseaux de distribution destinés à desservir Kikwit, Gungu et Idiofa, ainsi que certaines localités rurales du Kwilu. Des sources antérieures évoquaient également les missions catholiques de Totshi et Aten ainsi que le village de Butshamba parmi les zones à raccorder.
L’enjeu est d’abord économique. La mise en exploitation de Kakobola doit améliorer l’alimentation électrique d’un bassin où l’insuffisance d’énergie a longtemps freiné les activités productives. Le ministère met en avant un potentiel de desserte de plus de 400 000 habitants, avec des effets attendus sur le développement des petites et moyennes entreprises, du commerce local et des services essentiels comme la santé et l’éducation.
Ce type d’infrastructure est présenté par les autorités comme un levier de redynamisation de l’économie provinciale.
