Le président américain Donald Trump a annoncé un relèvement des droits de douane sur les importations de voitures européennes, prenant le risque de relancer la guerre commerciale entre les continents. Cette taxe qui passerait à 25% doit entrer en vigueur dès ce lundi 11 mai.
Le locataire de la Maison Blanche accuse l’Union européenne de ne pas respecter l’accord commercial conclu avec Washington, cet été. Une façon pour le président américain de faire payer aux Européens leur manque de soutien dans son offensive en Iran, et de leur mettre la pression alors qu’il s’enlise au Moyen-Orient.
« Compte tenu du fait que l’Union européenne ne respecte pas notre accord commercial pleinement conclu, j’augmenterai la semaine prochaine les droits de douane appliqués à l’Union européenne sur les voitures et les camions entrant aux États-Unis », a-t-il écrit dans une publication sur son réseau social Truth Social.

Le président américain se dit « ravi » d’annoncer cette nouvelle mesure de défiance à l’égard d’un de ses principaux partenaires commerciaux, dans un message sur sa plateforme Truth Social publié quelques jours après une dispute avec le chancelier allemand.
Cette opération vise surtout l’Allemagne, qui exporte près de 450 000 véhicules par an aux États-Unis. Ce n’est pas un hasard, si Donald Trump fait cette annonce quelques jours à peine après une dispute avec le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce dernier a osé dire que « les Américains n’ont visiblement aucune stratégie en Iran », louant au passage « l’habileté » des négociateurs iraniens.
L’Union européenne et les États-Unis ont conclu l’été dernier un accord limitant les droits de douane sur les voitures et les pièces détachées européennes à 15 %, quand d’autres pays restaient frappés par 25%.
Donald Trump accuse plusieurs partenaires européens de refuser toute contribution militaire ou logistique aux opérations menées par Washington dans le détroit d’Ormuz, contre l’Iran.
Le président de la Commission du commerce international a lui estimé ce week-end que « face à un partenaire aussi peu fiable, l’Europe ne peut que réagir avec fermeté ». Si c’était le cas, on entrera dans une guerre commerciale à grande échelle.
