À Kinshasa a abrité les travaux de l’atelier sur l’aménagement intégré du territoire national, une rencontre de deux jours destinée à renforcer la planification territoriale et à promouvoir une gouvernance cohérente de l’espace national.
Initiée par le ministre de l’Aménagement du territoire, le Dr Jean-Lucien Bussa Tongba, cette rencontre réunit des membres du gouvernement, des experts, des représentants des administrations publiques, des partenaires techniques ainsi que des acteurs de la société civile autour d’une réflexion commune sur l’organisation et la gestion durable du territoire national. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’intégrer les enjeux liés au changement climatique, à la préservation des ressources naturelles et au développement équilibré des provinces afin de bâtir un modèle de croissance durable pour la République démocratique du Congo.
L’objectif affiché est désormais de faire du territoire national un levier de création de richesses. Jean-Lucien Bussa a plaidé pour une organisation cohérente de l’espace, articulant infrastructures, ressources naturelles, zones agricoles, minières, industrielles et centres urbains. « L’aménagement intégré devient ainsi le langage commun de toutes les politiques publiques », a-t-il déclaré, insistant sur sa capacité à relier les secteurs, rapprocher les provinces, sécuriser les investissements et réduire les disparités territoriales.

Au nom de la cheffe du gouvernement, Jacquemain Shabani Lukoo a rappelé l’immensité du potentiel congolais : ressources naturelles, biodiversité exceptionnelle, potentiel agricole et réserves énergétiques. « Pourtant, ce potentiel demeure encore insuffisamment valorisé », a-t-il reconnu. Il a érigé l’aménagement intégré du territoire en priorité stratégique nationale.
Le Vice-Premier ministre a exhorté les participants à éviter un simple exercice académique. « Cet atelier ne doit pas constituer un simple exercice académique. Nous ne sommes pas réunis pour produire un rapport supplémentaire destiné à finir dans les archives. Nous sommes réunis pour prendre des décisions », a-t-il insisté. Les travaux doivent aboutir à une feuille de route nationale précisant les priorités d’investissement, les mécanismes de coordination entre ministères, provinces et partenaires, ainsi que les modalités de suivi et d’évaluation.
