Le gouvernement passe à l’action dans le processus de recouvrement de près de 350 millions de dollars américains de créances en souffrance du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Cette opération va privilégier, dans un premier temps, un règlement à l’amiable avant d’éventuelles mesures coercitives à l’encontre des débiteurs récalcitrants.
L’instruction a été donnée par la Première Ministre au terme de la deuxième réunion stratégique de la Commission spéciale chargée du recouvrement de ces créances. La commission, conduite par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, assurant l’intérim du ministre de l’Industrie, Justin Kalumba Mwana Ngongo, a présenté un premier état d’avancement de ses travaux.
En effet, un premier rapport consacré à la catégorisation des créances a déjà été remis à la cheffe du Gouvernement. Six catégories de créances ont été identifiées afin de distinguer les différents débiteurs, d’évaluer les obstacles au recouvrement et de définir la stratégie ainsi que les administrations compétentes pour chaque dossier.
« Une première phase sera consacrée au recouvrement à l’amiable. En revanche, pour les débiteurs récalcitrants, il sera procédé, le moment venu, à un recouvrement par voie forcée. C’est donc un appel adressé à tous ceux qui doivent de l’argent à l’État afin qu’ils s’acquittent volontairement de leurs obligations avant que des mesures coercitives la semaine du mois ne soient engagées », a déclaré le ministre.

Sans révéler l’identité des débiteurs concernés, Justin Kalumba a annoncé la mise en place de trois sous-commissions thématiques chargées d’approfondir les travaux et de soumettre leurs premiers rapports dans un délai d’un mois.
Au demeurant, la Commission vise à restaurer les capacités financières du Fonds de Promotion de l’Industrie afin de soutenir l’industrialisation, la création d’emplois et la bonne gouvernance en République démocratique du Congo.
