La Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et Développement Durable a soumis au Conseil le Projet de Protection de la biodiversité dans les aires protégées frontalières de la République Démocratique du Congo.
La richesse de la faune et flore du pays
Le Bassin du Congo abrite une richesse floristique et faunique impressionnantes, allant des espèces individuelles (éléphant, rhinocéros, hippopotame, girafe et gorille) à des habitats endémiques (points chauds). La protection et la gestion des aires protégées dans le bassin du Congo, se fonde désormais sur un nouveau paradigme, basé sur l’approche de conservation par paysages.
Les aires protégées favorisent notamment la diversification de l’économie local et contribuent entre autres à sauvegarder des habitats, des espèces fauniques et floristiques qui constituent une ressource naturelle renouvelable à la base de nombreuses activités, telles que la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette.

Les axes du projet
En effet, le gouvernement national s’active à mettre en œuvre le projet de protection de la biodiversité dans les aires protégées frontalières permettra de :
– Lutter contre le Trafic transfrontalier illicite des espèces sauvages menacées d’extinction ou non.
– Construire des postes locaux fortifiés de surveillance (FOB), des clôtures électriques et/ou des murs en gambion ou en béton le long des frontières terrestres (nombre et emplacement à déterminer par des experts techniques) avec un système électronique d’alerte et de surveillance aérienne et sur les frontières liquides avec des balises et capteurs électroniques.

– Construire des postes des Commandements régionaux/provinciaux (RCP) dans des villes proches de la frontière et un centre de commandement national central à Kinshasa interopérables avec ceux des autres Forces de défense.
– Former et équiper les éco-gardes en unités d’intervention rapides de protection des frontières terrestres et liquides.
– Installer des sensors et autres technologies modernes de télé détection d’alerte aux frontières liquides et terrestres.
– Promouvoir l’éco-tourisme.
Ces aires protégées constituent une nécessité de permettre un développement durable et celle d’assurer la conservation de la biodiversité.
