La décision du conseil d’administration du Fonds Monétaire International a été favorable pour la République Démocratique du Congo. L’institution du Bretton Woods a autorisé le décaissement de 203,3 millions de dollars américains en faveur des réserves internationales, compte tenu des risques élevés de détérioration des perspectives économiques et de la nécessité de continuer à constituer des réserves.
Satisfit du gouvernement congolais
Ce décaissement immédiat s’inscrit dans le cadre de la 4e revue de l’accord de facilité élargie (FEC) de crédit du plan d’aide initié depuis juillet 2021. Il a été accueilli avec un sentiment de plénitude par le gouvernement congolais « c’est avec satisfaction que j’ai accueilli la décision du conseil d’administration du Fonds Monétaire International », s’est bien réjoui le ministre du Budget Aimé Boji.
En Mai dernier, une délégation du FMI avait salué la résilience de l’économie congolaise qui se mesure au niveau de la croissance, malgré le contexte difficile renforcé par l’escalade des violences et conflits armés dans la partie Est du pays et la préparation des élections prévues en fin de cette année qui ont pesé sur les finances publiques. Les autres défis sont liés à la politique monétaire et budgétaire pour diminuer les pressions inflationnistes ; accélérer la mise en œuvre des réformes institutionnelles.

Les besoins de la balance des paiements
A ce propos, ce nouveau décaissement du Fonds Monétaire International porte à plus d’un 1,5 milliards de dollars prévus. Cet argent va soutenir « les besoins de la balance des paiements, portant le total des décaissements à ce jour à 761, 5 millions des droits de tirage spécial », note un communiqué du ministère du Budget dans la foulée de cette annonce.
Ce résultat positif pour l’économie nationale doit s’inscrire dans la logique de l’amélioration du climat des affaires avec une gestion budgétaire efficace à travers entre autres, le respect des engagements pris dans le cadre du programme économique du gouvernement soutenu par le FMI. Cette croissance de 9 % doit se poursuivre afin de consolider définitivement une indépendance et des garanties de la Banque Centrale pour renforcer la capacité monétaire du pays.
Cependant, le FMI estime que la RDC a atteint l’ensemble des objectifs fixés, à l’exception de l’amélioration de la publication des contrats relatifs à l’extraction minière dans les détails définis.
