Il y a une semaine, l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le secteur privé avait rendu public la liste partielle de 25 entreprises sous-traitantes à capitaux majoritairement congolais, recommandées pour l’exécution des grands marchés au sein de la société Tenke Fungurume Mining. Sauf que la Fédération des Entreprises du Congo s’est inscrite dans une option opposée.
En effet, dans un communiqué datant du 11 avril 2024, le patronat congolais a exprimé son désaccord contre cette publication au terme d’une session extraordinaire du Comité de Direction de cette structure « la FEC soutient la volonté politique de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat, de promouvoir la création d’une classe moyenne par l’accès aux marchés aux sociétés éligibles à la sous-traitance dans le secteur privé », dit la FEC qui « déplore le fait que la recommandation de ces entreprises ait été faite en dehors du cadre de concertation instauré par le protocole d’accord conclu entre l’ARSP et la FEC le 18 mars 2023 ».

Par cette position, la Fédération des Entreprises du Congo met en évidence les préoccupations quant à la procédure de recommandation des entreprises sous-traitantes dans le secteur privé en RDC. Le patronat congolais a insisté sur l’importance d’un cadre de concertation entre l’ARSP et les acteurs économiques pour garantir la transparence et l’équité dans le processus de sélection et de recommandation des entreprises éligibles aux marchés de la sous-traitance.
A travers cette approche, l’objectif visé est de promouvoir la participation des entreprises à capitaux majoritairement congolais pour ainsi favoriser le développement réel de la classe moyenne au pays. Cette collaboration entre les organes veillera à ce que les bénéfices économiques soient partagés équitablement tout en profitant à l’ensemble de la population de toutes couches sociales.
