Le comité directeur du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement a validé une liste de 5 candidats à l’élection au poste de Président de l’institution, qui doit se tenir le 29 mai 2025 en Assemblée annuelle. La liste a été approuvée lors d’une réunion tenue du 11 au 12 février au siège d’Abidjan en Côte d’Ivoire.
Une femme et quatre hommes vont se disputer le poste de président ou présidente de la Banque africaine de développement, l’un des piliers du financement des infrastructures en Afrique, des autoroutes aux parcs solaires, à l’issue du deuxième mandat du Nigérian Akinwumi Adesina.

La seule femme candidate, la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala en course pour la tête de la BAD. Première vice-présidente, elle a face aux besoins immenses créés par le changement climatique, étendu les capacités financières de la banque de développement par une innovation : le capital hybride, mélange de dette et de fonds propres.
Deux candidats viennent d’Afrique de l’ouest : les anciens ministres de l’Économie du Sénégal (2019-2022), Amadou Hott, et de Mauritanie (2008-2015) Sidi Ould Tah.
Deux autres sont originaires d’Afrique australe : l’économiste zambien Samuel Munzele Maimbo et la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala qui a été vice-présidente de l’institution. Le dernier candidat est l’ancien gouverneur de la Banque des États d’Afrique centrale (2017-2024), le Tchadien Abbas Mahamat Tolli.

Akinwumi Adesina passe la main à la tête de l’institution après deux mandats de cinq ans pendant lesquels le capital souscrit de la BAD a plus que doublé, à près de 200 milliards de dollars. Il avait été réélu en 2020, unique candidat, malgré des accusations de mauvaise gestion et de favoritisme. Il avait été disculpé peu avant par un comité d’experts.
Le président de la BAD est élu par le conseil des gouverneurs constitué des représentants des pays membres, qui sont habituellement les ministres des Finances et du Plan ou des gouverneurs de banques centrales.
