En RDC, les femmes représentent plus de 70% de la main agricole, contribuant aux revenus familiaux et à la croissance de la communauté. Cependant, elles font face à des défis qu’il faut relever afin qu’elles jouent pleinement le rôle moteur du développement national.
Lors d’une conférence nationale des femmes, le président de la Chambre des Mines en RDC a recommandé aux femmes travaillant dans les mines artisanales de s’orienter vers l’agriculture. Ces assises qui se tiennent à Lubumbashi ont pour thème « Alternatives socio-économiques à l’exploitation artisanale ». Elles sont organisées par l’ONG Women in The Mining DRC (Wim DRC), des échanges de vulgarisation et de sensibilisation qui conduiront à la réduction sensible de la présence des femmes dans les mines artisanales.

L’accent de cette conférence était particulièrement mis sur l’exploitation minière artisanale, rassemblant une centaine des participants, dont la majorité est constituée des femmes venant du Bas-Uélé, du Grand Kasaï, du Grand Kivu, du Grand Katanga et de Kinshasa. Les femmes ayant pris part à ces travaux, devraient choisir d’autres activités lucratives alternatives moins dangereuses.
Selon Louis WATUM, cette conférence est une occasion de « lancer un appel aux femmes des mines, particulièrement à celles qui évoluent dans l’artisanat, de se tourner vers les activités lucratives légales et moins contraignantes et moins dangereuses que les mines. L’agriculture serait une bonne alternative à la mine artisanale si des efforts fournis pour soutenir les femmes qui la pratiquent ».
L’idéal est de parvenir à identifier les priorités nationales dans le secteur agricole qui favorisent l’autonomisation économique des femmes, ainsi avoir une bonne base sur laquelle sera menée le diagnostic de la situation économique des femmes.
