De la théorie à l’action ! La baisse des prix du carburant à la pompe a été constatée depuis jeudi à Kinshasa. Conformément à l’arrêté ministériel entré en vigueur le jeudi 3 octobre 2024, le prix du litre de carburant dans la zone Ouest passe de 3 340 à 2 990,49 francs congolais pour l’essence, soit une baisse de 13 %. Et le gasoil passe de 3 435 à 2 979,73 francs congolais, une réduction de 13 % aussi.
Cette baisse affecte plusieurs provinces, dont Kinshasa, Équateur, Kongo-Central, Kwango, Kwilu, et d’autres.La nouvelle tarification concerne également la zone Nord, où l’essence est désormais vendue à 3.776 FC, le gasoil à 3.762 FC, et le pétrole à 3.273 FC. La dernière modification des prix du carburant dans la zone Ouest remonte à mai 2024, où une réduction de 35 FC avait été observée pour l’essence.

Dans la logique de lutter contre la vie chère, le gouvernement tient à préserver le pouvoir d’achat des populations. « Les réformes entamées dans le secteur de la distribution des produits pétroliers se poursuivront, avec pour objectif de maintenir une dynamique de baisse sur le marché des biens et services dépendants de ces ressources énergétiques », indique le communiqué du ministère de l’Economie.
Par ailleurs, pour assurer un approvisionnement régulier du pays en produits pétroliers, le ministère de l’Économie nationale a commencé à rembourser les manques à gagner supportés par les opérateurs de la filière, tout en veillant à ce que cet effort financier n’alourdisse pas excessivement le Trésor public.

Depuis quelques mois, des mesures urgentes ont été prises pour lutter contre la vie chère. Dans un proche avenir, une baisse prochaine des prix de huit biens de grande consommation sera effectuée. Il s’agit des produits tels que les viandes et volailles surgelées, les poissons surgelés et salés, le lait en poudre, le riz, le maïs et le sucre.
Pour plus d’efficacité, le gouvernement a associé le secteur privé à chaque étape de ces réformes afin d’avoir une application rigoureuse des réductions de prix convenues. Le ministère de l’Économie nationale lancera, au cours de ce dernier trimestre de l’année, des missions de contrôle économique visant à identifier et à réprimer sévèrement les pratiques illicites en matière de fixation des prix et de concurrence déloyale.
