La préservation des forêts tropicales est une question essentielle à l’échelle planétaire. La RDC tient à renforcer sa position sur le marché mondial du carbone, tout en restant ouverte à des partenariats en conformité avec l’Accord de Paris et ses lois internes.
Il est crucial à ce jour de prendre conscience des défis liés à l’instabilité climatique et à l’épuisement des ressources naturelles, souvent à l’origine des conflits armés.
L’urgence d’agir face à ces problèmes s’impose. Il faut reconnaitre que le lien est si étroit entre la dégradation climatique, dégradation environnementale et sécurité. D’où, les actions proactives qui atténuent ces risques doivent être menées afin de favoriser des pratiques durables. Le Conseil de Sécurité des Nations devrait établir des mécanismes internationaux intégrant les questions de sécurité climatique dans leurs discussions.

De ce fait, en Octobre 2023, le deuxième sommet des trois grands bassins forestiers tropicaux s’est tenu à Brazzaville dans le cadre des enjeux liés à l’environnement et au réchauffement climatique. L’initiative visait la mise en œuvre, dans la logique de la Décennie des Nations-Unies pour la restauration des écosystèmes, la première coalition mondiale dédiée à la restauration de 350 millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et aquatiques.
Les trois grands bassins forestiers tropicaux du monde à savoir l’Amazonie, le bassin du Congo et le bassin du Bornéo-Mékong représentent à eux seuls 80% des forêts tropicales du monde et les deux tirs de la biodiversité terrestre. Ils assurent la subsistance d’au moins 1 milliards de personnes. Ces territoires jouent un rôle majeur dans la lutte contre le changement climatique, notamment via la séquestration de carbone.

Ces forêts constituent un rempart indispensable contre le changement climatique. Les bassins amazonien, congolais et de Bornéo-Mékong sont nécessaires dans cette lutte en favorisant des services écosystèmes vitaux. Il est important que l’amélioration des conditions socio-économiques des communautés locales soit placée au centre des priorités de la gouvernance mondiale.
