Dans ses bureaux de la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé une réunion de « conjoncture économique » à la suite de l’appréciation progressive du franc congolais (CDF) face aux devises étrangères et de son incidence sur le pouvoir d’achat de la population. Le Président de la République était revenu sur la nécessité d’assurer une meilleure coordination entre le volet monétaire et le volet budgétaire de la politique économique, surtout en cette période où il y a une évolution sur le marché des changes.
Autour de la table, la Première ministre, le vice-Premier ministre (VPM) en charge du Budget et celui de l’Économie nationale, le ministre des Finances, le ministre ad interim de l’Industrie ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) ont pris part à cette importante rencontre. « Au cours de cette séance de travail, il a été question d’examiner la situation récente et également de lever un certain nombre d’options qui doivent être confirmées sur le plan technique ».

Souhaitant consolider la confiance des citoyens dans la monnaie nationale, le Président Félix Tshisekedi a insisté sur le fait que l’appréciation monétaire nouvellement acquise doit se répercuter dans la vie quotidienne des Congolais. Selon lui, la valorisation du franc congolais doit être perçue à la fois comme un indicateur de stabilité macroéconomique et comme un levier d’amélioration du pouvoir d’achat, l’un de ses six engagements pris lors de sa réélection à la tête du pays.
Ces ajustements visent à soutenir la croissance, à stimuler l’investissement privé et à consolider la stabilité retrouvée du franc congolais. Selon la Banque Centrale du Congo, le Comité de politique monétaire (CPM) de la BCC a décidé d’assouplir sa politique monétaire : le taux directeur passe ainsi de 25 % à 17,5 %, soit une baisse de 750 points de base, tandis que le taux des facilités de prêt marginal est ramené de 30 % à 21,5 %.
Le patron de l’Économie nationale a aussi souligné qu’une réunion est prévue incessamment, de manière à ce que les baisses effectives des prix, telles qu’observées sur le marché, soient proportionnelles à l’appréciation du CDF pour que les Congolais sentent une réelle amélioration de leur pouvoir d’achat

« Les mesures seront également prises en ce qui concerne les prix des produits pétroliers qui pourront connaître une nouvelle baisse dans les jours qui viennent, sans oublier le renforcement du contrôle des prix pour s’assurer que les opérateurs économiques respectent cette baisse », a annoncé Daniel Mukoko.
En sus, il s’agit d’une concertation avec le secteur privé : une réponse directe à la demande de la population qui réclame que l’appréciation du CDF face aux devises étrangères ait une répercussion sur les prix des denrées alimentaires
