Six mois après la prise des fonctions, le comité directeur du Cadastre Minier et ses parties prenantes du secteur minier ont partagé sur les réalisations majeures accomplies et les perspectives. Sur 3050 titres donnés, le nouveau comité a récupéré 10 000 km2 pour non-conformité avec la loi en la matière.
Le directeur général du CAMI Paul Mabolia a expliqué qu’il fallait scruter les problèmes, procéder au gèle de concession pour libérer des carrés miniers. « Nous avons pu assainir et récupérer à peu près 10 mille km2 de gèles, ce qui représente à peu près la superficie de Kinshasa. Nous avons constaté aussi dans l’analyse du fichier cadastral qu’il y a une douzaine de compagnies qui contribuent à près de 50% de redevance minière. Pour tous les titres qui n’ont pas été corrects, nous avons proposé à l’autorité de tutelle soit de les déchoir, soit de les radier. Des titres (une centaine) ont été proposés à la radiation si, dans les dix jours du délai que nous leur avons donné, ils ne se sont pas mis en conformité avec la loi « , a déclaré le Directeur général du CAMI, aux côtés du Président du Conseil d’Administration et du Directeur général adjoint de cette structure étatique considérée comme la porte d’entrée officielle dans le secteur des mines »

Dans ses missions, le Cadastre Minier s’est associé au Service géologique national du Congo pour revoir la carte et délimiter certaines zones qui seront proposées à la recherche géologique. Dans le même ordre d’idées, le CAMI collabore aussi avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Pour ce qui est des carrés miniers retirés possédant des informations, c’est ce qu’on appelle Permis d’exploitation (PE), le comité du CAMI a indiqué qu’avant de les remettre « nous allons voir le Service géologique national du Congo qui va décider de les remettre ou pas. Pour les Permis de recherche (PR), nous les remettrons, mais nous allons recourir au Service géologique national du Congo, pour redéfinir la carte ou créer des zones d’exploitation artisanale«

Quant aux droits superficiaires, le CAMI a recouru à l’expertise de la Banque centrale pour augmenter le coefficient, ce qui fait qu’aujourd’hui, les droits superficiaires sont multipliés par trois fois le montant initial. Pour l’assainissement du fichier cadastral, le CAMI travaille maintenant beaucoup plus en symbiose avec les autres départements du ministère des Mines que sont notamment la Direction de la protection de l’Environnement, la Direction des mines.
En sus, des éléments financiers, l’instruction que désormais, pour avoir le certificat, il faut avoir payé l’intégralité à 100%.
