À travers PanAfGeo+ INVEST, la République Démocratique du Congo entend ainsi renforcer sa souveraineté minière, améliorer l’attractivité de son secteur extractif et positionner ses ressources stratégiques au cœur des dynamiques économiques mondiales. C’est la troisième phase du programme phare de l’Union européenne, PanAfGeo, qui s’appuie sur les réalisations des phases PanAfGeo-1 et PanAfGeo-2.
Mis en œuvre en partenariat avec EuroGeoSurveys (EGS) et l’Organisation des services géologiques africains (OAGS), il vise à renforcer les capacités géoscientifiques à travers l’Afrique. Le programme PanAfGeo+ INVEST s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur minier congolais, fondée sur une meilleure connaissance des ressources du sous-sol et une gestion plus efficace des données géoscientifiques.
Porté par le Service géologique national du Congo, en partenariat avec des institutions européennes, notamment dans le cadre de la « Team Europe », ce programme ambitionne de transformer le potentiel géologique du pays en levier de croissance durable.

Il vise notamment à améliorer la cartographie géologique, à renforcer les capacités techniques nationales et à faciliter l’accès aux données minières afin d’orienter les investissements.
Dans un contexte où la RDC joue un rôle clé dans l’approvisionnement mondial en minerais essentiels à la transition énergétique, le Ministre des Mines Louis Watum a insisté sur la nécessité d’une exploitation responsable et transparente au bénéfice du peuple congolais.
« Les données géoscientifiques constituent un levier stratégique pour orienter les investissements et garantir une gestion durable de nos ressources », a-t-il souligné.
« La RDC est de très loin le premier pays vitrine. C’est-à-dire que la RDC va bénéficier de 17,8 millions d’euros, alors que le suivant, l’Afrique du Sud, ne bénéficie que de 3,8 millions d’euros. Donc ça montre l’accent qui est mis au travers de ce projet +PanafGeo+ qui est un projet continental, l’accent qui est mis spécifiquement sur la République démocratique du Congo aujourd’hui », a déclaré Jean-Claude Guillaneau, coordonnateur du projet.
L’UE a prévu un montant global de 45,5 millions d’euros pour la mise en œuvre de ce projet destiné à l’ensemble du continent africain, dont 6 millions d’euros sont réservés à la digitalisation du Musée royal de l’Afrique centrale. Il s’agit d’un projet continental structuré autour de trois composantes.
- La première porte sur le partenariat entre les services géologiques européens et leurs homologues africains.
- La deuxième, consacrée à la formation composante historique de PanAfGeo a déjà permis de former 1 773 experts africains dans divers domaines des géosciences.
- Enfin, la troisième composante concerne les investissements. Elle vise à réaliser des dizaines de projets d’investissement dans les métaux critiques en Afrique, tant au niveau de l’exploitation minière que du traitement et de la création de valeur ajoutée.
Le programme n’oublie pas non plus le secteur de la mine artisanale, qui représente des milliers d’emplois en RDC et des dizaines de milliers à l’échelle du continent.
