Pour mieux contrôler la masse salariale des agents de l’Etat, le gouvernement s’investit dans le système de bancarisation de la paie depuis près de 10 ans. Le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction Publique a dressé un diagnostic sans complaisance sur les points forts et faibles de cette réforme qui reste un vaste chantier. L’option de migrer vers la solution de paiement par Mobile Banking semble de plus en plus envisageable.
Dans cette évaluation, le VPM sectoriel indique qu’il fera participer toutes les parties impliquées, notamment les membres du comité de suivi de la paie, les responsables des services utilisateurs des agents, les délégués syndicaux, les ordonnateurs délégués provinciaux de suivi de la paie, les opérateurs de la paie, les banques et autres institutions de la microfinance, ainsi que les services de contrôle des finances publiques tels que la Cour des Comptes et l’Inspection Générale des Finances.
Dans cette optique, les décideurs ayant déjà levé l’option de poursuivre avec la bancarisation de l’ensemble des dépenses publiques, dont la paie des agents, la question principale était de savoir « comment aller plus loin dans cette réforme, le retour au paiement en liquide par les comptables publics n’étant plus envisageable ? »

Le gouvernement congolais qui a pris acte de cette note d’information du patron de la Fonction Publique, a recommandé les axes d’actions : développer des nouveaux mécanismes de paiement tel que le « mobile money » afin de garantir la proximité dans les zones à accès difficile. Ce dispositif devra partir de l’examen de la cartographie précise de l’implantation des agences et sites de paie des institutions financières et de l’introduction du principe de délocalisation sans contrepartie des effectifs en cas d’échec d’une institution de se rapprocher des agents. La répartition des effectifs sur base du volontariat devra être abandonnée.
Les axes d’action concernent le renforcement des mécanismes de délégation des compétences aux comités provinciaux de suivi de la paie qui œuvrent auprès des agents dans les zones les plus difficiles d’accès ; unification des comptes de rémunération de chaque agent dans la perspective de réduire également les charges découlant de divers frais bancaires payés par l’agent et dans certaines situations par le Trésor Public.
