La République Démocratique du Congo était en vedette lors du 8ᵉ Congrès annuel du Cobalt Institute, à Changi, capitale de Singapour. L’événement, qui a réuni les principaux acteurs mondiaux de l’industrie du cobalt. L’accent a été mis sur l’engagement de l’organisation à promouvoir la traçabilité, la responsabilité et des pratiques durables dans toute la chaîne d’approvisionnement.
Chef de la délégation congolaise, le ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a affirmé que plus de 70 % du cobalt mondial émanent des richesses naturelles de la République démocratique du Congo. Il a souligné la responsabilité stratégique de la RDC dans la transition énergétique mondiale, un enjeu majeur du XXIᵉ siècle. Le ministre des Mines a aussi évoqué la détermination du gouvernement à promouvoir la traçabilité des minerais stratégiques, en vue de renforcer la transformation locale et de créer de la valeur ajoutée au bénéfice du peuple congolais.

Kizito Pakabomba a présenté les cinq axes de diversification de la politique minière congolaise, à savoir : la diversification des partenariats, des ressources minérales, des zones géographiques, des produits transformés localement et de l’économie nationale. Il a indiqué qu’à travers des initiatives telles que la suspension temporaire des exportations de cobalt brut et le renforcement de la traçabilité via l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC), la RDC aspire à redevenir un acteur souverain dans les chaînes de valeur mondiales.
La République démocratique du Congo (RDC) est le premier producteur mondial de cobalt, avec une production ayant dépassé les 170 000 tonnes en 2023. Le pays détient les plus grandes réserves mondiales de ce métal stratégique, estimées à environ six millions de tonnes, soit plus de la moitié des réserves globales, qui s’élèvent à 11 millions de tonnes.

L’Australie suit, avec des réserves estimées à 1,7 million de tonnes en 2024. Cette position stratégique confère à la RDC un rôle central dans l’approvisionnement mondial en cobalt, un élément essentiel aux technologies de transition énergétique.
Les défis du secteur, notamment l’éthique des chaînes de valeur, l’impact environnemental et les opportunités de coopération entre pays producteurs et utilisateurs ont été abordés lors des discussions.
