Le Groupe Minier sud-africain Barrick et sa filiale Kibali Gold Mine sont dans les viseurs de l’Autorité de Régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Le Groupe est reproché de confier 90% des marchés à une société belgo-indienne dénommée TCFF qui soustraite les sous-traitants congolais en violation de la loi et ses mesures d’application, en leur imposant de lui rétrocéder 5% de leurs factures.
Des millions de dollars échappent ainsi au circuit financier congolais, ce qui est inacceptable, indique le directeur de l’ARSP Miguel Katemb Kashal. Une société dénommée TCFF qui détient presque 90 % des marchés au sein de Kibali Gold, sous traite à son tour tous les congolais en prélevant 5 %. Un fait qui ne peut pas être toléré. Nous avons demandé à Kibale Gold de radier TCFF dans son système, il sera déjà ici chez nous à l’ARSP. Cette société ne sera donc plus éligible aux marchés sur toute l’étendue du territoire national. Les 90 % de marchés de Kibale Gold qui étaient centrés par cette société étrangère viennent d’être libérés au profit des entrepreneurs congolais. C’est le combat du Chef de l’État »

La multinationale sud-africaine s’est engagée à augmenter le volume des marchés au profit des sociétés à capitaux congolais « Nous allo’s nous aligner sur la feuille de route déjà tracée. Toutefois, pour se séparer de son prestataire indésirable, groupe Barrick dont fait partie Kibali Gold Mine, a obtenu des autorités un court moratoire: «Parce que révoquer brutalement une société avec laquelle nous travaillons depuis douze ans pourrait causer d’énormes problèmes à la mine et ce problème pourrait se répercuter même jusque dans le paiement des taxes et dans la production de l’or.».
A ce jour, l’entreprise Kibali Gold Mine, principale exportatrice d’or de la République démocratique du Congo, est désormais l’une des mines les plus vertes du continent africain.
