Comparé à l’année 2021, au terme de laquelle, les recettes étaient arrêtées définitivement à 15 mille 985,51 milliards de FC et les dépenses à 16 mille 61 milliards de FC, l’année 2022 s’est clôturée par un accroissement tant en recette qu’en dépense respectivement de l’ordre de 63,65% et de 78,33%. Et le rapport sur la loi de reddition des comptes du Budget 2022 estime que le gouvernement a débloqué 3,9 milliards $ aux dépenses d’investissements sur les prévisions annuelles de 3,4 milliards $, soit 115 %, un dépassement au-delà de 100%.
Le plus gros de l’investissement a servi à l’achat des véhicules, des semences agricoles et produits agro-alimentaire, le projet d’opérationnalisation de la zone économique spéciale de MALUKU et le transfert au titre de réfection des bâtiments publics. Le centre de Recherche en Finances Publiques et Développement local déplore la persistance de l’injustice sociale qui se caractérise par la violation récurrente de la loi relative aux finances publiques en RDC.

Le gouvernement congolais a dépensé un montant de 635,3 milliards de FC (298,2 millions de $). L’activation de cette ligne est limitée aux seuls ministères de l’agriculture, du Développement rural, de la Pêche et Elevage, de la Recherche Scientifique, du Service National et de la Réserve Stratégique Générale. Une situation qui ne facilite pas le développement socio-économique.
La loi de la reddition des comptes ne donne pas les renseignements utiles sur le montant et le nombre d’infrastructures notamment en termes de kilomètres de routes, des écoles, des centres de santés et hôpitaux construits ou réhabilités. Le budget de la RDC n’a pas permis de répondre aux besoins primaires de la population. A 80%, il est resté un budget de consommation.

Le décaissement effectué dans le cadre de ce projet de loi de reddition des comptes du budget 2022 est de 137,21 milliards de FC soit 64,4 millions de $ de la Banque Africaine de Développement en faveur du projet d’opérationnalisation de la zone économique spéciale de MALUKU.
