Du 17 au 21 juillet dernier, la RDC était représentée à Nairobi au Kenya par son Vice-Premier Ministre en chargé de l’Economie, à la 6e session du comité technique de l’Union Africaine sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration. Prenant la parole, Vital KAMERHE a loué les potentialités du continent africain, sa position géographique et stratégique à la croisée des océans indiens et pacifique dans sa partie EST-OUEST avec la mer Méditerranée au Nord.
Une position d’une grande envergure économique qui oblige les pays africains à désormais « se focaliser sur l’agriculture basée sur la transformation et la diversification de ce que nous allons produire. C’est un appel que je lance à tous les pays frères de l’Afrique car ce continent est potentiellement riche mais ce sont nos politiques qui sont inadaptées », a déclaré le VPM congolais.

Pour y arriver, le patron d’économie congolaise préconise que « cette Afrique doit d’abord mener des réformes très solides sur le plan de la fiscalité et sur le plan de la politique incitative de la production. Dans notre ambition d’arriver à une intégration complète des pays africains, nous devons premièrement commencer par réaliser une intégration complète des provinces de nos pays respectifs pour éviter d’avoir une union des pays pauvres »
Lors de ces travaux, les représentants des Etats africains ont produit « une déclaration ministérielle exposant clairement les options politiques et les actions requises aux niveaux national, régional et continental afin de réaliser un développement inclusif et durable en Afrique ». Dans ce développement du continent, la RDC demeure un moteur potentiellement bien placé, Vital KAMERHE a fait réfléchir en ce sens « si seulement l’on jette deux points soit sur le fleuve Congo et l’autre sur la rivière Ubangi, nous allons non seulement relier l’Afrique de l’Ouest à Mombassa mais aussi le Cap à Alger. Imaginez le flux économique qui traverserait la RDC entre le Nord et le Sud ainsi que l’Ouest et l’Est », pour rappeler de cesser de tourner leurs regards sur la Chine, l’Europe ou l’Amérique mais de se concentrer pour avoir une politique économique commune pour le développement du continent.
