Fort des flux numériques estimés à près de 100 milliards de dollars par an, l’État congolais tient à structurer son économie numérique. Cette stratégie vise à permettre à l’État de mieux comprendre, suivre et accompagner les transformations économiques en cours dans le pays.
Selon les projections présentées par le ministère de l’économie numérique, près de 100 milliards de dollars de flux numériques transitent chaque année dans l’économie congolaise. Dans le même temps, environ 30 millions de congolais utilisent déjà les services de Mobile Money, illustrant l’ampleur prise par les transactions numériques dans la vie quotidienne des ménages et des entreprises.

Pour les autorités, l’économie numérique dépasse largement l’usage des téléphones intelligents ou des réseaux sociaux. Elle repose sur la capacité d’un pays à collecter, sécuriser et exploiter les données économiques afin d’améliorer la prise de décision publique, renforcer la transparence et accroître l’efficacité des politiques économiques.
De ce fait, les données de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) indiquent qu’en 2026, le taux de pénétration de l’internet mobile a franchi la barre des 35 %, contre 32 % en 2024. Le pays compte désormais plus de 61 millions d’abonnements mobiles actifs, confirmant la progression continue de la connectivité numérique. Cette croissance est portée par l’expansion de la couverture 4G dans les grandes villes, l’essor des services de Mobile Money qui rassemblent près de 27 millions d’utilisateurs, ainsi que la baisse progressive du coût des forfaits data.
| Composante | Indicateurs clés | Éléments de contexte et tendances |
|---|---|---|
| Population connectée | – 2024 : 32 % de taux de pénétration Internet mobile – 2026 : ~35 % | La progression est portée par la baisse des coûts des forfaits data et l’essor des smartphones abordables. Environ 1 Congolais sur 3 est désormais connecté. |
| Abonnements mobiles | – 2024 : 59 millions – 2026 : 61 millions+ | La multi‑SIM reste courante. La concurrence entre opérateurs (Vodacom, Airtel, Orange, Africell) stimule la croissance. |
| Infrastructure réseau | – 4G disponible dans les grandes villes dès 2024 – 2026 : couverture étendue à plus de 60 % des zones urbaines | Les investissements dans la fibre optique et les dorsales régionales améliorent la qualité de service. |
| Services numériques | – 2024 : ~25 millions d’utilisateurs Mobile Money – 2026 : ~27 millions | Les paiements électroniques et transferts d’argent dominent l’usage mobile, favorisant l’inclusion financière. |
Le développement d’une architecture nationale de données, le renforcement de la cybersécurité
Face à cette dynamique, le Gouvernement concentre ses efforts sur plusieurs priorités : le développement d’une architecture nationale de données, le renforcement de la cybersécurité, ainsi que la mise en place d’infrastructures de souveraineté numérique telles que les centres de données et les solutions de cloud souverain

Par ailleurs, l’économie numérique dépasse largement l’usage des téléphones intelligents ou des réseaux sociaux. Elle repose sur la capacité d’un pays à collecter, sécuriser et exploiter les données économiques afin d’améliorer la prise de décision publique, renforcer la transparence et accroître l’efficacité des politiques économiques. Le constat est celui d’une économie où les échanges numériques se multiplient à un rythme soutenu.
À l’horizon 2035, les autorités entendent faire émerger un écosystème numérique capable de soutenir la croissance économique, d’améliorer l’inclusion financière et de renforcer la compétitivité du pays. Cette vision s’appuie notamment sur une population estimée à plus de 100 millions d’habitants, une urbanisation croissante et une adoption de plus en plus rapide des services numériques.
