Le gouvernement congolais s’engage dans le processus de sécurisation des récoltes du cacao et du café dans le couloir vert Kivu-Kinshasa qui représentent des leviers majeurs pour la diversification économique, la réduction de la pauvreté et la stabilisation des zones rurales.
Cependant, les régions productrices, dans l’Est du pays, sont confrontées à des défis sécuritaires persistants. Face à cette situation, une initiative pilote a été mise en œuvre à Mutwanga, dans le territoire de Beni, avec l’appui de l’Alliance Virunga et du Parc National des Virunga, combinant sécurité des agriculteurs, développement agricole et protection environnementale.
En effet, l’ambition est de déployer ce modèle le long du couloir vert Kivu-Kinshasa, axe stratégique de développement agricole et logistique afin de :
- Sécuriser les bassins de production et les corridors de commercialisation ;
- Réduire les pertes post-récolte dues à l’insécurité et à l’enclavement ;
- Renforcer la souveraineté alimentaire et les exportations agricoles ;
- Créer des emplois ruraux et stabiliser les jeunes dans les zones à risque ;
- Priver les groupes armés et les bandits armés des ressources qui perpétuent le cercle vicieux de l’insécurité ;
- Préserver les écosystèmes forestiers en encadrant les activités agricoles. Ensuite, le déploiement des Bases opérationnelles avancées (FOB) devra suivre une logique de maillage territorial, en ciblant les zones à haute valeur agricole.

L’alliance Virunga, dans ce cadre, dispose d’un budget pour rendre opérationnel de 129 FOB sur les axes prioritaires suivants :
Nord-Kivu (territoire de Beni), Ituri (territoires de Irumu et de Mambasa), Tshopo (territoires de Bafwasende, de Banalia, d’Ubundu, d’Isangi et le secteur Lubuya Bera en ville de Kisangani), et les Zones Tampons (autour des parcs nationaux de Virunga, Maiko et de la réserve de faune à Okapi).
Par ailleurs, le Gouvernement a été invité à considérer cet outil de sécurisation agricole, à prendre note de la mise en place d’un Comité de pilotage autour du Ministre d’Etat et Ministre de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire et à inscrire le projet dans les priorités du Plan National de Développement et du Programme de Transformation Agricole.

