Depuis quelques semaines, les plaintes et réclamations des consommateurs des différents secteurs, notamment des services bancaires et du mobile money se multiplient. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réuni les représentants de la Communauté des régulateurs (BCC, ARE, ARPTC, etc.) et des associations de défense des droits des consommateurs.
L’objectif de cette rencontre était d’examiner la justesse des prix appliqués par les banques commerciales pour leurs services et renforcer la coordination des efforts en matière de protection des usagers.
Le constat de Daniel Mukoko Samba est alarmant : « Ces dernières semaines, nous avons reçu plusieurs plaintes sur les frais de commission perçus par les banques pour la facturation de leurs services. Ces difficultés ne sont pas ignorées par le gouvernement. »
Le ministre insiste sur la nécessité de populariser la gestion des plaintes, afin de créer un mécanisme accessible à tous. « Il faut populariser les systèmes des gestions d’alerte et des revendications pour permettre aux consommateurs lésés de revendiquer leurs droits violés. »
Lors de cette séance de travail, une application en développement au niveau du Ministère de l’Economie nationale en vue de faciliter la tâche aux consommateurs a été présentée « un chatbot multilingue qui permettra à tout citoyen, quel que soit son niveau, de signaler une violation de ses droits. »
« C’est une première de voir le ministère de l’Économie, les associations de consommateurs et les régulateurs comme la Banque centrale réunis autour de la même table. Cela montre une volonté réelle de résoudre les problèmes du Congolais lambda », a réagi Jeff Tshipamba, président de l’Union des consommateurs du Congo (UDECOM), proposant à la Banque centrale du Congo de prendre une instruction spécifique pour clarifier la structure tarifaire des relevés bancaires, afin d’éviter les abus dans la facturation.

