Pour faciliter le transport des marchandises, la RDC et la Tanzanie ont échangé les titres de propriétés pour la construction de ports secs. Une opportunité qui va décongestionner la lenteur douanières et les embouteillages qui s’en suivent causant d’énormes manques à gagner.
La Tanzanie devrait construire trois ports secs sur le sol congolais : Kasumbalesa ( 15 ha), Kasenga 25 ha) et à Kasambondo ( 35 ha) tandis que la RDC va développer des ports secs de Kwala à 100 Km de Dar-es-salem (45 ha) et à Katosho près de Kigoma (15 ha). Une coopération qui entame la phase du réel entre les deux pays.

« Ce projet confère plusieurs avantages pour l’économie congolaise. La traçabilité du cargo congolais à l’import qu’à l’export. La création d’environ 3000 emplois directs et indirects en Tanzanie. L’investissement direct étranger de 300 millions de dollars américains. La lutte contre la fraude et la contrebande, la libre circulation des biens et des personnes. L’accroissement des recettes dues au trésor public congolais. La réduction de dédouanement des marchés congolais et étrangers, ainsi que l’augmentation de la croissance de nos économies », a déclaré le VPM de Transport.
Le Corridor central est une route de transport et de commerce située en Afrique de l’Est et en Afrique centrale . Son point d’arrivée est la ville portuaire tanzanienne de Dar es Salaam, d’où il est relié au reste du monde par voie maritime. De Dar-es-Salaam, le corridor s’étend vers l’intérieur des terres, desservant l’intérieur de la Tanzanie, y compris sa capitale Dodoma et sa deuxième ville, Mwanza , ainsi que le Rwanda et le Burundi enclavés, et la partie orientale de la République Démocratique du Congo .

Cet itinéraire utilise la ligne centrale de la Tanzanie ainsi que les réseaux routiers de connexion.
À noter que la RDC fait partie également de 12 autres corridors dont celui de Lobito sur l’océan Atlantique. Le projet est porté par les États-Unis dans le cadre des échanges sur les minerais stratégiques.
Pour la RDC, le corridor de Lobito représente une opportunité stratégique pour valoriser nos ressources naturelles en particulier le cuivre et le cobalt qui constituent 70%de la demande mondiale dans le cadre de la transition énergétique.
