La Banque Centrale du Congo a publié son rapport sur la politique monétaire en 2022. Sur le volet de la demande intérieure, la consommation finale s’est accrue de 4 ;8 % en 2022 contre 5,9% une année auparavant, avec une contribution à la croissance de 3,7 points de pourcentage contre 4,5 points précédemment. Quant à la demande extérieure, la BCC note que les importations des biens et des services ont atteint 24,9% en ralentissement.
En effet, la demande intérieure a enregistré en 2022, une progression moins vigoureuse qu’en 2021, soit un accroissement de 15,3 % contre 22,8%. Ce ralentissement est imputable à la faible croissance des investissements, notamment privés. La consommation publique a soutenu la demande intérieure, avec une croissance de 1,5 point, en raison des mesures prises par le gouvernement relatives à l’expansion des dépenses courantes, dans un contexte d’accroissement des recettes publiques.
Dans le cadre de la consommation privée, la demande intérieure en RDC a connu une hausse de 3,1 % contre 4,5% l’année précédente, consécutive à l’évolution des revenus des ménages au cours de la période sous analyse. La formation brute de capital fixe dans le secteur des investissements, a enregistré un ralentissement en volume de 27,7% venant d’une croissance de 50,0% en liaison avec la dégringolade des investissements privés, lesquels ont faiblement progressé comparativement à l’année précédente, soit de 22,6% après 49,7% en 2021.

La demande extérieure nette a une marge de progression décélérée de 29,0% en 2022, en dépit de la bonne tenue des exportations totales de biens et services. Cette évolution est consécutive notamment à la vogueur des activités extractives, lesquelles ont induit une hausse des exportations des produits miniers.
Les importations des biens et des services se sont accélérées sur la demande extérieure de 24,9% en ralentissement par rapport à l’année précédente. Sa contribution à la croissance s’est portée à 19,4 points, suite à l’accroissement des importations des biens, soit 28% des biens intermédiaires.
