L’Inspection Générale des Finances (IGF), l’Agence de Prévention et de Lutte Contre la Corruption (APLC) et la Cellule d’Innovation et de Changement des Mentalités ont organisé un séminaire à l’intention des mandataires publics des entreprises du portefeuille et des établissements publics sur le changement des mentalités dans la gestion des finances publiques afin de lutter efficacement contre les dérives de la corruption.
Une reconversion des méthodes doit s’appliquer pour favoriser de manière volontaire dans chaque établissement public et entreprise du portefeuille avec l’installation d’un comité d’éthique en mesure d’analyser et de traiter les questions de la moralité et de corruption, suggère le coordonnateur du comité chargé du changement des mentalités, Jacques Kanguidia « le but est de faire renoncer aux établissements publics les pratiques qui les avilissent et empêchent la productivité et l’efficience ».

Pour l’IGF, une commission d’audit doit être instaurée pour auditer tout nouveau mandataire public avant sa prise de fonctions, question de s’imprégner de la situation réelle de l’entreprise en amont. Cette pratique a déjà porté ses fruits selon Gabriel Kabananga, inspecteur des finances et de chef de brigade en charge des établissements publics. Mais il faudrait que cette méthode ne soit pas faite de manière systématique.

Les trois structures qui ont organisé ce séminaire sont rattachés à la Présidence de la République et s’engagent à réduire le taux des antivaleurs, de la corruption et de détournements des deniers publics. Les établissements de l’Etat doivent plutôt contribuer à relever le budget du pays en maximisant les recettes.
