Pour permettre aux entreprises de procéder à la clôture de l’exercice comptable, la Fédération des Entreprises du Congo demande au gouvernement de suspendre les missions de contrôle fiscal, des recettes non fiscales et contrôle économique, qui perturbent le bon déroulement du travail.
La FEC a adressé une correspondance au Premier Ministre et au Vice-Premier Ministre en charge de l’économie nationale, pour porter à leur connaissance des plaintes fréquentes de ses membres au sujet de multiples missions de contrôle sur place de la part de divers services étatiques, diligentées auprès des entreprises, notamment en matière fiscale, des recettes non fiscales et de contrôle économique.

En effet, 30 administrations ont signé de manière autonome ou mixte, des ordres de mission pour diligenter le contrôle sur place, tant sur le plan national que provincial à ce jour « ces contrôles couvrent pour la plupart une période de cinq exercices, généralement déjà contrôlés, et portent dans une large mesure sur les mêmes matières, en l’occurrence le paiement des impôts, droits, taxes et redevances », note un communiqué de la FEC qui constate qu’ « en ce moment, certaines de ces missions sont le fait des services étatiques non habilités, entraînant une superposition des missions dont les motivations, pour la plupart relèveraient à maints égards de la chasse aux primes contentieuses ».
La dégradation de l’environnement des affaires ne fait que s’aggraver par ces missions, selon la FEC « les entreprises sont perturbées fondamentalement dans leur fonctionnement quotidien car, elles se voient obligées de mobiliser des ressources humaines supplémentaires, d’aménager la logistique pour accueillir les missionnaires et de rassembler la documentation à mettre à la disposition de toutes les équipes. Le patronat congolais demande une suspension de trois mois sur toute l’étendue du territoire national ».
La suspension de ces missions permettra aux opérateurs économiques de préparer leurs états financiers et à d’autres de s’atteler en toute sérénité à l’approvisionnement de principaux centres urbains du pays en produits de première nécessité dans la perspective des festivités de fin décembre et début janvier.
