L’objectif de ce sommet était d’harmoniser les trajectoires du Plan Mattei et du Global Gateway, de concrétiser un nouveau paradigme de coopération, moins welfariste et plus orienté vers le développement mutuel, en particulier dans des secteurs clés tels que l’énergie, la logistique, le numérique et l’agro-industrie. La Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA a représenté la RDC, insistant sur un partenariat gagnant-gagnant, centré sur les projets structurants au service des populations africaines.
Au terme des discussions, cinq accords ont été conclus, mobilisant plus de 1,2 milliard d’euros d’investissements européens et italiens, dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables, la numérisation, la connectivité et l’intelligence artificielle. Un signal fort d’engagement, selon la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, pour renforcer la coopération euro-africaine sur le long terme.

Dans son allocution, Judith Suminwa s’est penchée sur : l’impact direct des projets sur les populations. Elle a particulièrement insisté sur la portée stratégique du Corridor de Lobito, qu’elle a décrit non seulement comme un axe de transport régional entre la RDC, l’Angola et la Zambie, mais aussi comme un levier structurant de transformation économique, générateur d’emplois, de valeur ajoutée locale et d’intégration régionale.
Le corridor de Lobito, une infrastructure ferroviaire de 830 kilomètres de long destinée à relier l’Angola et la Zambie via la République Démocratique émocratique du Congo, avec l’ambition future de s’étendre jusqu’au port tanzanien de Dar es Salaam. Il s’agit d’un axe logistique continental conçu non seulement pour faciliter le transport des minéraux stratégiques, mais aussi pour soutenir les chaînes agroalimentaires et les flux d’énergie en Afrique.

Déjà discuté lors de la récente session du G7 sous la présidence italienne, le corridor représente un modèle de développement intégré qui allie économie, durabilité et inclusion. Cette approche est conforme à la vision stratégique du plan Mattei : plus d’aides exceptionnelles, mais des partenariats entre égaux, fondés sur des investissements infrastructurels et industriels conçus en collaboration avec les pays africains.
