Cette revue atteste des avancées substantielles enregistrées en matière de stabilisation du cadre macro-économique et d’assainissement des finances publiques. La décision a été prise lors du conseil d’administration des Fonds Monétaire International pour le programme économique soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC).
L’économie de la RDC a fait preuve de résilience dans un contexte difficile marqué par l’escalade du conflit armé dans la partie Est du pays depuis fin 2024, qui a beaucoup pesé sur les finances publiques. Les autorités ont fait des progrès au niveau de l’agenda des réformes structurelles, mais avec quelques critères de performance quantitatifs non atteints.

Malgré cet environnement difficile, l’activité économique est restée résiliente, avec une croissance robuste du PIB de 6,5 % en 2024, tirée par le dynamisme continu du secteur extractif. La stabilité extérieure s’est renforcée, portée par la réduction du déficit compte courant et l’accumulation induite continue de réserves internationales. Les pressions inflationnistes continuent de s’atténuer et l’inflation en glissement annuel a baissé de 23,8 % à fin 2023 à 11,7 % à fin 2024 et [8,5] % à fin juin 2025.
Les performances dans le cadre du programme ont été mitigées, eu égard aux pressions importantes exercées par l’intensification du conflit sur le budget. Malgré une forte mobilisation des recettes budgétaires, le déficit budgétaire intérieur base caisse a atteint 0,8 % du PIB en 2024, dépassant l’objectif de 0,3 % du PIB du programme, en raison de dépassements sur les dépenses, en lien avec l’intensification du conflit, y compris les dépenses exceptionnelles de sécurité et les investissements publics
L’objectif du programme sur les actifs en devises de la Banque Centrale (BCC) détenus dans les banques résidentes n’a pas été atteint non plus, en raison de paiements d’impôts plus élevés que prévu en devises sur les comptes du gouvernement. Les autres critères de performance quantitatifs au titre de la FEC ont été atteints. La plupart des objectifs indicatifs ont également été atteints, à l’exception de ceux liés au plancher sur les dépenses sociales et au plafond sur les dépenses exécutées en procédures d’urgence, compte tenu dépenses exceptionnelles de sécurité élevées en raison de l’intensification du conflit.

Les autorités se sont engagées à accompagner ces efforts visant à préserver la stabilité macroéconomique d’une accélération des réformes structurelles dans des domaines clés tels que le renforcement du cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, l’amélioration de l’environnement des affaires et de la gouvernance, la lutte contre la corruption et l’amélioration des statistiques nationales.
