La 29e conférence sur le climat de l’ONU s’est ouverte ce lundi en Azerbaïdjan. L’enjeu majeur est de trouver un compromis sur les montants d’aide financière à destination des pays les plus pauvres et vulnérables au changement climatique. La conférence a été ouverte par Sultan Al Jaber, président de la COP précédente, qui a passer la main officiellement à l’Azerbaïdjan.
C’est la dernière chance pour les pays signataires de la Convention cadre des Nations-Unies (CCNUCC) de trouver un accord sur un “nouvel objectif collectif quantifié” (“New collective quantified goal”, NCQG, dans le jargon onusien). Il s’agit d’un nouvel objectif de financement climatique. Celui-ci doit remplacer l’engagement pris en 2009 par les pays développés de fournir 100 milliards de dollars par an aux pays en développement, réalise avec deux ans de retard.

Il y a 15 ans, lors du fiasco de la COP de Copenhague, les pays développés avaient sauvé les meubles en promettant 100 milliards de dollars d’aide annuelle d’ici 2020 pour les pays en développement. Cet argent, en grande majorité des prêts, permet de construire des centrales solaires, améliorer l’irrigation, de construire des digues ou d’aider les agriculteurs face aux sécheresses.
L’autre exigence des pays riches est d’élargir la base des contributeurs. Ainsi, l’Union européenne, tout en affirmant que les “pays développés continuent d’avoir le rôle de chef de file dans la mobilisation du financement”, estime que le nouvel objectif “ne peut être atteint que si les pays ayant de hautes émissions de gaz à effet de serre et de fortes capacités économiques se joignent à l’effort”.
En prenant ces critères, la Chine, la Russie, le Brésil, mais aussi les Etats du Golfe comme les Emirats arabes unis et le Qatar seraient amenés à contribuer au financement climatique, ce que le groupe du G77+la Chine a toujours refusé jusqu’ici.

La COP29 représente donc un tournant entre la COP28, qui avait acté la sortie progressive des énergies fossiles, et la COP30 qui doit permettre de rehausser l’ambition. Il faut le désistement de plusieurs chefs d’État à ce sommet sur le climat, notamment suite à l’élection de Donald Trump comme 47e président des États-Unis.
