Lors de la réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique, le gouvernement a analysé le cadre macroéconomique du pays afin de suivre de près l’évolution des principaux agrégats de l’économie nationale et de maintenir la stabilité du cadre macroéconomique.

La situation sur le marché des changes nécessite, en effet, une politique monétaire restrictive devant contribuer à l’appréciation du Franc Congolais par rapport au Dollar américain. Il s’agit d’appliquer notamment les mesures suivantes :
– L’obligation de payer les droits, taxes, redevances et factures des entreprises et services publics en Franc Congolais à partir du 1er avril 2024 y compris l’installation des terminaux dans les supermarchés ;
– La poursuite du processus de dédollarisation de l’économie nationale ;
– La poursuite de la politique de diversification de l’économique nationale et
– La finalisation des réformes entreprises par la Banque Centrale du Congo en matière de paiement.
Dans cet élan, pour contenir les pressions macroéconomiques actuelles, la poursuite d’une politique budgétaire prudentielle pour préserver la viabilité budgétaire et la qualité des dépenses publiques s’impose. Le Gouvernement s’emploie à rationaliser ses dépenses en priorisant les dépenses sociales incompressibles afin de préserver le pouvoir d’achat de la population, d’une part et d’autre part, les dépenses sécuritaires et de souveraineté pour imposer l’autorité de l’Etat dans la partie orientale du pays.

La situation du taux de change se présente : 2770 franc congolais au taux de la Banque Centrale du Congo et 2800 voire 2900 FC dans les marchés parallèles.
