Les discussions entre le gouvernement congolais et les opérateurs œuvrant dans le secteur pétrolier de Lubumbashi ont abouti à des résultats heureux, puisque la reprise de la distribution du carburant à la pompe a été effective à partir du samedi 30 septembre 2023.
La semaine qui vient de se terminer s’est caractérisée par la rareté du carburant dans différentes stations-services à Lubumbashi. C’est carence due à l’interruption de la distribution par les opérateurs pétroliers face à leurs revendications d’ordre purement fiscal. Une situation qui paralyse la circulation des personnes et des biens, et la hausse des prix des transports en commun.
Lors de ces échanges, trois questions ont été abordées : le paiement des pertes et manques à gagner où le gouvernement a annoncé qu’il va payer d’ici mercredi une seconde partie, en privilégiant cette fois la partie Est avec 55% et 45% pour l’Ouest ; la structure des prix qui se doit de s’adapter à la réalité sans peser sur les consommateurs ni affaiblir les opérateurs pétroliers et enfin, l’appel des opérateurs sur la certification des pertes et manques à gagner dans le Haut-Katanga.

Durant les trois jours de pénurie, les vendeurs du carburant dans le marché noir, appelés communément « Kadhafi » se sont réjouis à cœur joie en fixant les prix selon leurs convenances, se situant en 5000 et 5500 FC le litre. Désormais, que tout est revenu en ordre, le litre à la pompe se vend à son prix normal et officiel, soit 3485 CDF pour le litre d’essence et 3665 pour celui du gasoil.
La délégation envoyée par le gouvernement central à Lubumbashi dans cette mission urgente a apporté des solutions et non des promesses, se sont satisfaits les pétroliers qui ont décidé de sortir le peu de stock de carburant qui reste pour ne pas créer la crise.
