L’Observatoire de dépense publique (ODEP) a exprimé sa préoccupation quant à l’opacité qui entoure les pourparlers visant à rééquilibrer la situation concernant la revisitation du contrat chinois en République démocratique du Congo (RDC). La structure exige la levée de l’opacité de ce contrat qui a privé du peuple congolais de plus de 17 milliards de dollars américains qui auraient été nécessaires dans l’éradication de la pauvreté dans le pays.
Le gouvernement congolais a récemment annoncé son intention de revisiter certains de ces contrats, afin de les rendre plus équitables et bénéfiques pour le développement national. Cette décision a été saluée par de nombreux observateurs internationaux, qui estiment que la RDC doit revoir les termes de ses accords avec la Chine afin de protéger ses intérêts et ceux de son peuple.

Cependant, l’ODEP est préoccupée par le manque de transparence entourant ces pourparlers. L’ONG demande instamment au gouvernement congolais de rendre publics les détails des négociations en cours avec la Chine, afin que le peuple puisse être tenu informé des évolutions de cette question cruciale. Pour cet établissement public, les négociations entre la partie chinoise et la présidence de la RDC sont totalement opaques.
Les organisations de la société civile avaient formulé des recommandations à travers un communiqué conjoint datant du 1er mars dernier où elles décriraient les méfaits du contrat chinois qui auraient bradé des ressources congolaises contre des infrastructures inexistantes et surfacturées. En plus, l’inspection générale des finances avait affirmé que la partie chinoise avait gagné plus d’une dizaine de milliards de dollars depuis la signature de cette convention conclue en avril 2008.

Sous un autre aspect, l’IGF avait souligné la nécessité de réajuster la convention entre les deux parties ou carrément le rééquilibrage des obligations et des gains, notamment la réévaluation de la hauteur des infrastructures à réaliser à une charge de la partie chinoise de 3 milliards à au moins 20 milliards au regard de la valeur des gisements cédés.
