L’Afrique demeure un continent fragile face aux cyberattaques, causant des pertes inestimables sur les finances publiques. Un rapport indique que les pays africains enregistrant chaque année des pertes directes à hauteur à 3,5 milliards de dollars à cause des cyberattaques. Des milliards supplémentaires en raison des opportunités d’affaires manquées découlant de l’atteinte à la réputation.
La lutte contre la cybercriminalité demeure une problématique pour les Etats africains. Les banques et opérateurs de télécommunications en Afrique de l’Ouest sont principalement visés dans cette région qui depuis le début des années 2000 est confrontée à ce phénomène. Un rapport publié le 20 juin dernier par le cabinet américain de conseil en stratégie Kearney précise que l’Afrique doit mobiliser environ 4,2 milliards de dollars par an d’investissement supplémentaires dans la cybersécurité pour améliorer sa résilience aux cyberattaques qui deviennent plus nombreuses, plus variées et plus dangereuses dans un contexte d’accélération de la transformation sur le continent.

La taille du marché africain de la cybersécurité a été évaluée à 2,5 milliards de dollars en 2020, et devrait atteindre 3,7 milliards de dollars à 2005, ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 7,9 %. Pourtant, l’adoption rapide des technologies de l’information et de la communication, ainsi que l’importance stratégique croissance du continent en font une priorité de choix pour les cybercriminels.
Les entreprises africaines perçoivent encore les cyberattaques comme un problème purement technique plutôt que comme facteur pouvant affecter leurs revenus. Le rapport recommande aux pays africains d’adopter des approches collaboratives pour faire face à la hausse attendue des cyberattaques en ratifiant la Convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel à laquelle 13 pays seulement ont jusqu’ici adhéré, en intensifiant la formation d’experts en cybersécurité et en encourageant le partage de renseignements sur les menaces et le développement de partenaires public-privé (PPP) régionaux et d’alliances sectorielles.

L’Afrique compte en moyenne 500 millions d’utilisateurs d’Internet, cela équivaut à seulement 38 % de la population. Les hackers jouent sur les vulnérabilités pour lancer leurs cyberattaques un peu partout dans le monde. Il se constate une certaine hausse du nombre des actes de piratage et des menaces de sécurité informatique pour les entreprises et les organisations en 2022. En somme, le public se fait berner par les réelles motivations des cybercriminels, on a tendance à croire qu’ils ne le font rien que pour de l’argent, bien plus, ils veulent aussi prouver leurs capacités face à la vulnérabilité des entreprises et des Etats.
