Le Chef de l’État relève que l’Inspection générale du travail remplit une mission centrale de contrôle des relations professionnelles, mais que son action reste freinée par des insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières et logistiques. Il a a décidé d’engager une réforme de l’Inspection générale du travail (IGT), qu’il considère comme un levier essentiel pour améliorer l’application de la législation sociale et accompagner la modernisation du marché de l’emploi.
La note du Gouvernement indique que ces contraintes limitent sa présence sur le terrain et réduisent l’efficacité des missions de contrôle. Par ailleurs, l’Inspection générale du travail demeure « un instrument essentiel de régulation du marché de l’emploi ».
Cette réforme portera notamment sur le renforcement de l’autonomie administrative et financière de l’Inspection générale du travail, l’amélioration des conditions de travail et de rémunération des inspecteurs ainsi que la modernisation de leurs outils d’intervention.
Il a été précisé également que « les insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières, logistiques et opérationnelles » de l’IGT appellent des réponses structurelles pour améliorer son efficacité.

Le Gouvernement devra également accélérer la digitalisation des procédures, mettre en place une base nationale des inspections, développer des outils numériques de suivi et renforcer la formation des inspecteurs afin de mieux répondre aux réalités des principaux secteurs d’activité.
Sous l’angle de l’analyse , lez experts estiment qu’une administration mieux équipée, davantage numérisée et présente sur le terrain peut réduire les conflits sociaux, limiter les pratiques irrégulières et améliorer le climat des affaires. Ils rappellent toutefois que l’efficacité de cette réforme dépendra des ressources qui seront effectivement mobilisées et de la capacité de l’IGT à exercer ses missions avec indépendance, professionnalisme et régularité
