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La participation de l’Etat dans l’actionnariat des Entreprises d’économie mixte

Sept mois après la tenue des états généraux des entreprises du portefeuille, la nécessité de la participation de l’État dans l’actionnariat des entreprises d’économie mixte s’impose. À l’heure actuelle, cette présence de l’Etat n’est que nominale, voire illusoire. 

Cette situation préoccupante traduit une marginalisation progressive des intérêts publics et même des mandataires publics dans la conduite de la vie économique nationale et entraîne un manque à gagner significatif pour le Trésor public. Elle constitue une atteinte manifeste aux objectifs de souveraineté économique, de justice fiscale et de développement inclusif que s’est fixé le Gouvernement. 

Il a été soutenu de réévaluer avec rigueur et lucidité la portée réelle de la participation de l’Etat Congolais dans les entreprises d’économie mixte. Laquelle participation de l’Etat devrait être un véritable levier stratégique au service de l’intérêt général. Celle-ci ne saurait demeurer passive ou décorative, mais pleinement assumée, rigoureusement exercée et résolument orientée vers la création de richesse, la bonne gouvernance et la transparence.

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Les actions doivent être immédiatement engagées et les premiers résultats attendus dans un délai de 60 jours. Le président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI a insisté qu’il « sera question de restaurer l’autorité économique de l’Etat et de renforcer sa capacité à mobiliser des ressources internes pour financer les priorités nationales, stimuler l’investissement public, et impulser une croissance inclusive et durable ». 

Les actions suivantes devront être menées sans délai :

  • Recenser, cartographier et tenir à jour un registre exhaustif de toutes les entreprises d’économie mixte dans lesquelles l’Etat congolais détient une participation, même minoritaire, en veillant à l’actualisation régulière des données relatives à la composition de l’actionnariat, aux organes de gestion et aux performances économiques ;
  • Vérifier la présence effective et la participation active des mandataires de l’Etat dans toutes les instances de gouvernance, y compris dans la formulation des politiques stratégiques, les processus de prise de décision, le contrôle budgétaire et l’évaluation des performances ;
  • Faire respecter de manière stricte les droits patrimoniaux et institutionnels de l’Etat, en garantissant notamment l’accès aux états financiers certifiés, la tenue régulière des Conseils d’administration, la publication des rapports de gestion et la mise en œuvre des recommandations des organes de contrôle et d’audit ;
  • Veiller à la perception rigoureuse, transparente et régulière des dividendes revenant à l’Etat, avec la mise en place d’un mécanisme de traçabilité robuste et automatisé, garantissant leur reversement intégral au Trésor public dans les délais requis.

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