Une multilatérale historique a eu lieu dans la province angolaise de Benguela sur ce projet intégrateur du corridor de Lobito entre le Président Félix Tshisekedi et ses homologues Joâo Lourenço de l’Angola, Hakainde Hichilema de la Zambie, du vice-Président tanzanien et du Président Joe Biden des États-Unis. Des échanges de haut vol visant à redynamiser ce projet stratégique qui consiste à relier l’océan atlantique à l’océan indien en passant par la RDC.
Investissement massif des États-Unis
Lancé dans le cadre du Partenariat pour les infrastructures mondiales et les investissements (PGI) lors du G7 de 2023, le corridor vise à renforcer l’accès aux ressources essentielles, à améliorer la connectivité numérique, à consolider la sécurité alimentaire et à dynamiser le commerce régional. « Ce projet est un moteur de transformation pour les communautés locales et une étape majeure pour la transition énergétique mondiale », a déclaré Joe Biden.

Par ailleurs, cette enveloppe comprend des engagements destinés à mobiliser au moins 200 millions de dollars supplémentaires en capitaux privés, portant les investissements totaux des États-Unis à plus de 4 milliards de dollars pour ce projet stratégique, tandis que les engagements internationaux, incluant les partenaires du G7 et les banques régionales de développement, dépassent 6 milliards de dollars. Des investissements massifs qui s’inscrivent dans le cadre du projet de corridor transafricain de Lobito, une infrastructure clé reliant l’Angola, la RDC et la Zambie.
Vecteur d’emploi
Dans son intervention, le Président Tshisekedi a souligné que « ce corridor permettra de valoriser localement le cuivre et le cobalt, essentiels à la transition énergétique mondiale, tout en stimulant l’industrialisation et la compétitivité de la RDC. Il catalysera la création de plus de 30 000 emplois directs et indirects réduisant la pauvreté et favorisant le commerce intra africain en ligne avec l’agenda 2063 de l’UA ».

Long de 1 344 kilomètres, le Corridor de Lobito est un projet majeur pour l’intégration régionale et la transformation économique en Afrique. Il vise à faciliter l’exportation des ressources minières de la République Démocratique du Congo (RDC) vers les marchés internationaux
