Ce projet, évalué à 49 847 milliards de francs congolais (environ 18 milliards USD), avec une augmentation de 21,6% par rapport à l’exercice 2024, a été déposé le jour de la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale par la Première ministre, Judith Suminwa, incarnant les ambitions économiques et sociales du gouvernement.

Trois projets déposés
Il s’est agi des : Projet de loi de finances exercice 2025, Projet de loi portant reddition des comptes exercice 2024 et Projet de loi de finances rectificative 2024. Ils reflètent non seulement la volonté de répondre aux besoins croissants du pays, mais également l’engagement de l’exécutif national à suivre une trajectoire de gestion budgétaire prudente et transparente, conformément aux exigences des partenaires internationaux, notamment le Fonds monétaire international.
La structure équilibrée entre les recettes et les dépenses montre que le Gouvernement Suminwa cherche à éviter les déficits qui pourraient affecter la stabilité macroéconomique du pays. Le Gouvernement place la sécurité, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’éducation et la promotion de l’agriculture au cœur de ses priorités, avec une augmentation de 13% des ressources allouées à ce secteur.

«Du point de vue économique, nous avons tenu compte des chocs externes qui nous impactent, à travers notamment la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen Orient, mais également au niveau interne avec notamment la guerre qui nous a été imposée», a souligné la Première Ministre. La réalisation dépend aussi des réformes envisagées dans plusieurs secteurs de la vie nationale, notamment celles visant la stabilisation du taux de change pour améliorer le pouvoir d’achat de la population.
En outre, le gouvernement va poursuivre des efforts pour la diversification de l’économie nationale et l’amélioration du climat des affaires, afin d’attirer plus d’investisseurs privés en RDC. La matérialisation du Programme de développement local de 145 territoires de la RDC est également inscrite sur la liste des priorités.

L’accent sera placé sur une priorité au développement rural en RDC, à travers notamment les infrastructures routières, les routes nationales, les routes interprovinciales et celles de dessertes agricoles ainsi que les voies fluviales.
